Octobre rose est l’occasion de rappeler une notion simple : ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien qu’il n’y a forcément rien. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde. Détecté tôt, il peut être pris en charge plus rapidement et les chances de guérison sont meilleures.
Dépistage : pour qui, quand et comment ?
- Dès 25 ans : un examen clinique des seins est recommandé une fois par an afin de détecter toute anomalie éventuelle.
- À partir de 45 ans, chez les femmes sans facteur de risque particulier : le dépistage repose sur un examen clinique associé à une mammographie des deux seins, généralement réalisée tous les deux ans.
- En cas de facteurs de risque : la surveillance peut commencer plus tôt et être plus rapprochée, selon les antécédents personnels et familiaux.
L’âge n’est donc pas le seul élément à prendre en compte : les antécédents et les facteurs de risque personnels comptent également.
Quels facteurs de risque ?
- Facteurs hormonaux : une exposition prolongée aux hormones féminines peut être associée à une augmentation du risque.
- Facteurs héréditaires : un antécédent familial ou certaines prédispositions génétiques peuvent modifier le niveau de risque.
- Mode de vie : le surpoids, le manque d’activité physique et certaines habitudes alimentaires peuvent également intervenir.
Quels signes doivent alerter ?
- Une boule ou une masse dans le sein ou sous l’aisselle.
- Une modification récente de la taille ou de la forme du sein.
- Une modification de l’aspect de la peau ou une rétraction récente du mamelon.
- Un écoulement inhabituel du mamelon, particulièrement s’il est sanglant.
- Une douleur ou une modification qui persiste ou paraît inhabituelle.
La présence de l’un de ces signes ne signifie pas forcément qu’il s’agit d’un cancer. Mais en cas de changement inhabituel, il ne faut pas attendre : consultez un professionnel de santé.
Où se faire dépister ?
Au Maroc, des dispositifs de détection précoce permettent de renforcer l’accès au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge. Renseignez-vous auprès des centres de santé, centres de référence, hôpitaux et unités médicales mobiles.
Ne laissez pas la peur vous empêcher de vous faire dépister.
En octobre, comme tout au long de l’année, prendre soin de sa santé ne devrait jamais être remis à demain.